lundi 25 janvier 2021

Presque un an loin de vous...retrouvez-moi sur EKOPO!

 Et voilà en cette fin janvier 2021 que je retrouve mon blog. Jamais désaimé mais juste délaissé. Car en presque un an de pandémie la vie a évolué. Plus que jamais présente pour animer des conférences (en distanciel ou présentiel...les nouveaux mots de 2020) mais surtout pour vous informer.

J'ai régulièrement écrit sur ce blog pour mon plus grand plaisir et peut-être le vôtre. Me voilà désormais depuis quelques mois sur une autre aventure...née du premier confinement. Des podcasts dédiés aux entrepreneurs. Hommes ou femmes; A ceux qui se disent qu'avec une super idée et beaucoup de bonne volonté il est possible de changer les choses. J'ai voulu l'appeler Leur Raison d'être. Car toutes et tous proposent des solutions pour relever les défis face au dérèglement climatique et aux enjeux de la société. Mais surtout personnellement ils s'impliquent. Et ils prouvent qu'avec nos qualités et nos défauts nous pouvons faire changer les lignes. Sans être des super héros.

Donc mon blog, je t'ai oublié pour la bonne cause. Retrouvez-moi ici...et que 2021 soit le début d'une nouvelle ère! Prenez soin de vous!

dimanche 1 mars 2020

Avis aux acteurs de la RSE: je vous forme à la prise de parole!

Acteurs de la hashtagRSE il est temps de vous mettre en lumière ! Les médias comprennent plus que jamais les enjeux du dérèglement climatique. hashtag d L'idée d'un changement de modèle fait son chemin. Il faut en parler.Mais comment faire passer les bons messages à la télé ou en radio? Comment être pertinent pour sensibiliser le plus grand nombre? Spécialiste de la RSE depuis plus de 10 ans, journaliste radio-tv depuis plus de 20 ans, je propose de vous accompagner. Des séances de médiatraining personnalisés pour vos thématiques et être au top le jour J d'une interview. Contactez-moi!
Mon site: https://mediatrainingrse.hubside.fr/

lundi 27 janvier 2020

Santé et environnement: des Français de plus en plus concernés


Ceux qui me connaissent bien ne seront pas étonnés que je commence cet article en disant que j'ai un côté touche-à-tout. Evidemment en tout bien tout honneur. 😉
Depuis que j'ai quitté un "grand" média, je multiplie les rencontres avec les acteurs de la transition écologique. Beaucoup de conférences où j'apprends sans cesse. Et dans des domaines aussi variés que l'énergie, le bâtiment, les transports ou encore la mode.
Depuis peu de temps, j’ai une nouvelle casquette. J’ai retrouvé avec délice la radio et rencontré l'équipe dynamique de PharmaRadio. J'ai repris les rênes d’une émission qui facilite le quotidien des pharmaciens Gestion Pharma. Fiscalité, gestion et management tout y passe.
Pour le moment pas vraiment de sujets environnementaux mais cela ne saurait tarder car une chronique sur le recyclage avec Cyclamed se profile à l’horizon.
C’est donc dans ce cadre-là que j’ai fait un détour ce lundi 27 janvier par le colloque Santé et Environnement organisé au CESE par Pharmaceutiques, société d’édition qui publie notamment le magazine du même nom et Be-Concerned qui accompagne les entreprises dans l’intégration des enjeux RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises pour rappel). 


Au cœur des débats, un sondage de l’institut CSA dévoilé en exclusivité sur les Français, l’environnement et la santé. Il révèle bien la montée en puissance des interrogations sur ces sujets.
La santé fait en effet partie des préoccupations importantes des Français à 40% devant le pouvoir d’achat 37% et l’environnement 33 %.
Les Français se disent sensibles à l’impact de l’environnement sur leur santé .
7,4 sur 10 sont convaincus de cet impact ( s’il vous plait, présentez-moi les 0,4 de ce sondage…j'aime beaucoup quand les instituts nous coupent en tranche 😀).
Selon eux, les facteurs les plus impactants sont en premier lieu la pollution de l’air à 87%, celle de l’eau à 67% puis celle des sols à 63%.


En revanche ils sont seulement 31% à penser être correctement informés sur le sujet de la qualité de l’air et pointent du doigt les industriels. 67% estiment que la réglementation imposée à ces derniers n’est pas assez sévère
Il y a des « ennemis » invisibles qui font peur aux Français : les perturbateurs endocriniens. Ils sont 8 sur 10 à en avoir entendu parler.
2 de nos concitoyens sur 10 n’ont donc rien dû lire ni entendre depuis quelques mois car les perturbateurs endocriniens ont fait couler beaucoup d’encre.
Les 3 plus connus sont les résidus de pesticides, le bisphénol et les parabènes.
Pas question pour autant de rester prostrés. Ils sont 1 sur 2 à éviter l’usage de désherbage et d’insecticide, 41% à privilégier les détergents naturels et 40% à éviter les produits cosmétiques contenant des parabènes.

Pour Francelyne Marano, membre du Haut conseil de santé publique, il y a 3 facteurs pour expliquer le développement de pathologies et notamment de cancers. En premier lieu, les produits chimiques. On dénombre pas moins de 100 000 produits chimiques d’usage courant.
Les ondes électromagnétiques sont aussi à mettre en cause.



Enfin le concept d’exposome. ll a été introduit dans le code de santé publique. Il s’agit de toutes les expositions que nous pouvons subir de la naissance à la fin de la vie. C’est ainsi que l’on a pu constater que la qualité du sperme avait diminué ces temps derniers en France. L’hypothèse d’un lien avec l’exposition aux perturbateurs endocriniens a été retenue. Mais pour Sébastien Denys directeur santé-environnement- travail de Santé Publique France, il est encore difficile de savoir pour le moment dans quelle mesure et s’il n’y pas d’autres facteurs. Une première étude a été publiée en septembre dernier sur l’exposition à ces perturbateurs au quotidien. Les ustensiles de cuisine ou encore les meubles de votre appartement ou de votre bureau peuvent être potentiellement nocifs. Des prélèvements sont aussi effectués dans des usines. Car la connaissance progresse.


C’est un point d’ailleurs positif soulevé par William Dab professeur de la Chaire d’Hygiène et Sécurité du CNAM et auteur d’un "Que sais-je" sur Santé et Environnement. » Les nouveaux outils comme les objets connectés vont nous permettre d’être très informés. Nous allons avoir accès à beaucoup de base de données.
Les travaux sur les perturbateurs endocriniens permettent d’ailleurs de voir que des expositions sur un temps long à de faibles doses peuvent avoir un impact lourd. »


En revanche il n’épargne pas ceux qui nous gouvernent : « Les politiques publiques sont inefficaces. L’environnement est présent dans les textes mais entre ce qui est écrit et ce qui se fait, l’écart est énorme. Pour preuve la hausse de 25% de l’usage des pesticides pourtant réglementé par le Grenelle de l’environnement."
William Dab nous décrit comme les champions du monde des textes et en même trop peu sont appliqués. 
La catastrophe du site de Lubrizol est symptomatique. « Des manquements ont été signalés, le site a été vu plusieurs fois mais cela n’a pas été suivi d’effet ».
Ce colloque prouve en tous cas que l’information circule désormais et que personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.
William Dab reconnait lui-même avoir dû réécrire son ouvrage car depuis la première parution en 2007 la prise de conscience est bien réelle.
« On est passé d’un stade où les problèmes de santé étaient des problèmes de pollutions locales à celui où nous avons des défis globaux et planétaires à relever. »
N’oublions pas que l’article 1 de notre charte de l’environnement énonce ce principe : « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et favorable à sa santé. » Scientifiques, entreprises et politiques ont les clés en main.



jeudi 23 janvier 2020

L'homme sera-t-il sauvé par l'argent???


Ce jeudi 23 janvier, j’ai trouvé le temps de passer quelques heures au Parlement des Entrepreneurs d'Avenir. Et pourtant je n’animais pas. Mais il faut savoir être altruiste et ouvert d’esprit dans ce domaine du développement durable 😉.  Le thème de l’événement pour ses 10 ans: Humanisons le progrès ! Un vrai sujet de philo. Les 2 ne seraient-ils pas antinomiques ? Vous avez 4 heures pour répondre.
Plus les technologies se développent, plus certains disent voir disparaître le « pouvoir » de l'homme. Et si les robots nous supplantaient ? Et que dire d'un monde plus durable avec toujours plus d’exploitation des métaux rares et de gestion désordonnée des ressources ? Enfin je ne vais pas m'appesantir sur le sujet car nous y serions encore demain matin. Je vais vous parler d’argent. 
Précisément comment l’argent sauvera la planète !
Oui vous avez bien lu ...Un constat, une affirmation. Si je puis me permettre, j’aurais plutôt dit comment l’argent sauvera l’humanité. C’est plus fort et plus réel. Sans nous et sans aucun billet de banque, les grands animaux sauvages se portent méga bien.

Bref pas de point d’interrogation dans le titre de ce débat animé par un camarade Jean-Louis Caffier et pourtant je repars avec quelques questions
Ce n’est nullement la faute des intervenants tous très engagés et intéressants mais sommes-nous vraiment sur une voie de changement de modèle ? Pour mettre dans ma poche un ou deux cégétistes 😉, serait-ce la fin du capitalisme ? Rien n’est moins sûr.

Il y a quelques signaux engageants d’évolution du modèle. Anne Catherine Husson-Traoré directrice générale de Novethic rappelle qu’il y a 5 ans l’idée que le changement climatique soit un risque systémique pour la stabilité financière semblait absurde à beaucoup d’experts. Depuis, il y a une matérialisation du risque physique comme les incendies en Australie. Il y a aussi les risques liées aux dépréciations d’actifs. Rappelons que les actifs pétroliers sont une part importante des indices mondiaux .
Stéphane Voisin analyste financier et enseignant à l'Université Paris Dauphine renchérit : « Il y a une prise de conscience sur l’appréhension des risques.
Quand on voit que Daimler annonce des profits warning et que dans le même temps Tesla devient le premier constructeur mondial, on sent un infléchissement de tendance.
Mais en même temps les émissions de CO2 ne cessent d’augmenter
Plus de 80% du mix énergétique dans le monde est toujours d’origine fossile.
L’urgence est donc de contribuer au financement de la transition. Et ce ne sont pas les Etats qui vont le faire. On appelle la finance à régler une partie du problème. »

Et Gonzague de Blignières co-fondateur de RAISE société d'investissement d’ajouter : « on voit naître depuis quelques années des fonds à impact mais c’est une hérésie.
Il faut que tous les investisseurs prennent conscience de cet impact. »
Thomas Lagoarde-Segot Professeur Associé d'Economie et Finance Internationale à KEDGE Business School revient à une réalité : « Les économistes préfèrent parler de monnaie plutôt que d’argent.
Or tous nos outils de pilotage monétaire sont inopérants.
La Banque Mondiale a calculé le coût monétaire des désastres naturels.
Elle estime la perte en termes de consommation à 520 milliards d'euros. Mais l’indicateur monétaire est-il un bon indicateur ?
Il laisse entendre que les coûts seraient temporaires et réversibles et qu’il serait possible de les compenser. 
A bien y réfléchir, on peut valoriser monétairement une forêt pour la raser et construire en lieu et place.
Il ne faut pas croire non plus que les bénéfices des entreprises soient un signe positif.
Pour Julie Walbaum directrice générale de Maisons du Monde, « à long terme tout le monde est d’accord pour dire qu’une entreprise sera rentable si elle est en phase avec sa raison d’être.
Mais à court terme ce n’est pas le même son de cloche ».
Gonzague de Blignières a la formule qui fait mouche: le capitalisme est un mammouth obsédé par le profit et le court-termisme.
Et donc ne vous en déplaise c’est le business as usual. Anne Catherine Husson-Traoré met les pieds dans le plat : "l’exclusion du charbon des portefeuilles est devenu une quasi norme mais les émissions liées au charbon n’ont pas changé pour autant.
Le monde financier est décorrélé de la réalité. Pouvez-vous m’expliquer pourquoi quand on voit le mur on appuie sur l’accélérateur ? »


Ce ne sont donc plus des freins que l’on voit au changement de modèle mais des montagnes difficilement franchissables.
Tous les intervenants s’accordent à dire que la jeune génération va changer la donne car elle aspire à donner du sens. Certes mais vont-ils tous changer? Dans ces conditions pourquoi ne pas générer du profit mais en le distribuant équitablement? Par exemple Nature et Découvertes consacre 10% de ses bénéfices nets à une fondation qu’elle a dédié à l’environnement. Ce sont 13 millions d’euros qui ont été donnés en 25 ans
Il est plus que temps d’agir. C’est pourquoi le Parlement des entrepreneurs d’avenir lance à l'occasion de ses 10 ans un appel pour une finance de progrès social et environnemental
Il engage la finance à faire partie de la solution.
Stéphane Voisin rappelle que nous avons besoin de 100 milliards par an pour financer la transition et pourtant l’argent n’est pas là. Une solution : une refonte du logiciel qui fait tourner la finance 
Pour Thomas Lagoarde-Segot  il faut inventer un nouveau langage commun pour dépasser les indices actuels.
Les ODD, Objectifs Développement Durable fixés par l’ONU sont l’un de ces outils. Car l’économie a toujours été séparée du social et de la nature.
Comme je vous le disais, je me retrouve au bout d’une heure avec plus de questions que de réponses. Une certitude quand même : si d’ici 5 à 10 ans rien ne change nous irons dans le mur. Pas certaine donc que l’homme soit sauvé par l’argent. Un de mes fils m’a d’ailleurs demandé un jour : « Pourquoi a-t-on inventé l’argent, c’était cool le troc ? » Allez-y, trouvez la réponse. Vous avez 4 heures…au moins.




lundi 6 janvier 2020

Happy Sustainable Year!

Très belle année 2020! Tous mes voeux de réussite pour cette nouvelle année!
Qu'elle ouvre la voie à un avenir durable!


lundi 16 décembre 2019

La Tour Montparnasse…on air!


A chaque fois que je reviens vers mon blog, je vous dis toujours la même chose. J’aimerais écrire davantage mais je n’en ai pas le temps. C’est plutôt bon signe pour l’humanité. Non je ne dis pas cela parce que je suis incontournable..évidemment. Restons lucides 😆  Mais tout simplement parce que les événements autour des enjeux de transition écologique se multiplient. Je suis donc sollicitée pour donner la parole à ceux qui veulent changer les choses sans se lamenter. Donc comme je vous l’ai écrit, c’est très bon signe.
Ce matin, une information m’a marquée et j’ai donc voulu la partager. J’ai aussi enfin un peu de temps pour me livrer à une de mes passions : écrire et transmettre. Si vous êtes parisien, vous allez regarder d’un autre air la Tour Montparnasse à partir de ce soir. Si tout va bien, elle sera drapée de vert. Si tout va mal, elle verra rouge. Rien à voir avec les grèves et le trafic SNCF. Ce ne sera pas le phare des transports mais celui de la qualité de l’air. Car pour une semaine, la Tour Montparnasse a choisi de s’associer à Airparif, l’observatoire indépendant chargé de la surveillance et de l’information de la qualité de l’air en Île-de-France. 


Objectif :  sensibiliser sur le sujet, en s’éclairant chaque soir, du 16 au 21 décembre, aux couleurs de l’indice de la qualité de l’air. Heure par heure, en temps réel, l’éclairage nocturne se mettra au diapason de l’air que vous respirez. Uniquement de la tombée de la nuit à une heure du matin.
Frédéric Lemos, président du syndicat des copropriétaires de la Tour Montparnasse explique. « Notre ambition est de faire de notre future tour un exemple en matière de consommation énergétique. Dans ce contexte, nous souhaitions confirmer notre position référente comme acteur de la ville de demain, en donnant aux Parisiens la possibilité d’appréhender chaque jour l’indice de qualité de l’air Airparif à travers notre éclairage nocturne. Et participer ainsi à la conscientisation nécessaire du sujet ». Je crains que la Tour ne soit davantage orange, voire rouge que verte avec la hausse du trafic routier en ce moment. Je vous rassure en même temps car depuis 40 ans, la qualité de l’air s’améliore. Ce n’est pas moi qui le dis mais Jean-Félix Bernard, président d’Airparif et ancien président du Conseil National de l’Air. Et d’ajouter « Ça n’est toutefois toujours pas suffisant compte tenu des enjeux sanitaires.


Dans notre ADN, nous avons à cœur de stimuler l’innovation, tant pour identifier de nouvelles solutions efficaces de mesure ou de dépollution, que pour permettre de faire évoluer les comportements. Ce partenariat avec la Tour Montparnasse, à la fois novateur et percutant, illustre cette volonté. » C’est aussi une belle façon de marquer les 40 ans d’Airparif. Une forme de bougie d’anniversaire de 120 mètres de haut. Bientôt la Tour changera de visage pour une transformation définitive en 2024. D’ici là, jetez un œil en passant sans basculer dans l’angoisse non plus. Souhaitons que 2020 marque la poursuite de la prise de conscience et surtout de l’action. Pour que notre moral vire au vert.

mardi 8 octobre 2019

Economie circulaire : quand l’union fait la force


A une petite échelle, se dire qu'il est possible parfois de faire bouger les lignes donne du baume au cœur.Il y a 4 ans j'ai rejoint avec beaucoup d'enthousiasme, le MENE, Mouvement des Entrepreneurs de la Nouvelle Economie. Il est co-présidé par Corinne Lepage et Myriam Maestroni.

Sa raison d’être fait écho à mes convictions. Rassembler tous ces entreprises qui se mettent au service de l’humain et de l’environnement.
Son objectif :faire changer les règles du jeu pour favoriser l’émergence de la nouvelle économie, lever les freins et inciter les entreprises à s’engager.
Sa grande force : réunir des entreprises d’horizons différents. Que ce soit l’agriculture, la cosmétique, le bâtiment, l'énergie ou encore les transports, chaque secteur se retrouve dans les mêmes attentes et doit répondre aux mêmes impératifs. Une seule solution pour changer la donne : peser sur les politiques afin de faire évoluer le cadre juridique et créer les conditions qui nous permettront de répondre aux urgences sociale, écologique et sociétale.
Année après année, nous nous sommes donc réunis et nous avons travaillé ensemble pour être force de proposition. Des rencontres ont eu lieu dans les ministères. Et cette persévérance a payé. Même si je ne dis pas que tout tourne autour de notre nombril.

Pour preuve, le projet de loi relatif à l'économie circulaire actuellement en discussion. Il prévoit d'introduire dans le droit français un taux minimal d'incorporation de matière recyclée. L'Etat veut pouvoir imposer par décret un pourcentage minimal de matière recyclée pour certaines catégories de produits et soutenir ainsi les débouchés des recycleurs.
Un amendement prévoit qu’un mécanisme de certificats de matières recyclées, similaires aux Certificats d’Economie d’Energie (CEE) et pouvant être échangés sur le marché soit mis en place. Cet amendement fait suite à la demande des professionnels. Le Mouvement des Entrepreneurs de la Nouvelle Economie a fortement contribué à cette avancée majeure visant à favoriser l’emploi de matières recyclées au lieu de matières vierges. C'est ce qu'il vient d'annoncer dans un communiqué.

Il y a 2 ans, le MENE avait lancé l’idée du CERN, le Certificat d’Economie Ressources Naturelles. Il s’appuie justement sur ce qui existe déjà : le dispositif des certificats d'économies d'énergie (C.E.E).
Voici ce que disait Romuald Ribault trésorier du MENE dans sa présentation en AG en 2017 avant un entretien à l'Elysée avec 3 conseillers du président Emmanuel Macron: « ce dispositif met en application le principe « pollueur-payeur » issu de la loi POPE (Programme fixant les Orientations de la Politique Energétique) de 2005 et révisé par le Grenelle de l'environnement de 2008. Il vise à promouvoir l’efficacité énergétique.
Le principe est de promouvoir l’efficacité énergétique en valorisant les actions d’économie d’énergie particulièrement efficientes.
Le CEE est une preuve, agrée par les autorités administratives, qu’une action d’économie d’énergie a bien été exécutée par un professionnel respectant un certain nombre de critères de qualité (performance, certification des produits, techniques de pose, qualification des Installateurs, etc…).
Le MENE propose de multiplier ce dispositif autour d’autres économies stratégiques à soutenir : ressources naturelles, pollutions, bien être… Ce dispositif CE concerne tous les secteurs d’activités : agriculture, manufacturière, distribution.

Appliqué aux ressources naturelles dans le cadre du programme fixant les orientations de la Politique d’accès aux matières stratégiques, le dispositif CEE pourrait se décliner ainsi et devenir le CERN .
Le principe du dispositif est de promouvoir l’utilisation de matières recyclées en valorisant les ressources naturelles non consommées.
Le CERN serait une preuve, agrée par les autorités administratives, qu’une action de préservation de ressources naturelles a bien été exécutée par un fabricant respectant un certain nombre de critères de qualité (performance, certification des produits, design, process, qualification des intervenants, etc…).
L’efficacité en matière de préservation serait préalablement validée par les autorités compétentes qui définiraient des opérations standardisées.
Chaque fiche d’opération standardisée définit :
-      -la nature du produit fabriqué.
-     - les conditions d’éligibilité.
-      -le calcul des tonnes non consommées.
-le secteur d’application de l’opération.

Appliqué aux pollutions dans le cadre du programme fixant les orientations de la Politique environnementale, le dispositif CEE pourrait aussi se décliner ainsi et devenir le CEPO ou Certificat d’Economies en Pollution.
Le principe du dispositif est de promouvoir l’efficacité environnementale en valorisant les actions d’économie d’énergie particulièrement efficientes.
L’efficacité des actions est préalablement validée par les autorités compétentes qui définissent des opérations standardisées."



La proposition fait plus que jamais sens après l’incendie dans une usine Seveso à Rouen. Cette prise de conscience gagne aussi nos politiques et je ne peux que me féliciter de voir la réglementation bouger. C’est une première étape. Et il faut continuer de valoriser toutes ces bonnes idées qui feront émerger un autre modèle. 


vendredi 30 août 2019

Le sourire de Jean-Marc et la lucidité de Ronan




Voilà la rentrée ! Un bref passage par mon blog trop délaissé. Et cela pourrait être le cas à nouveau car la rentrée va partir sur les chapeaux de roue, pollution de l’air et maladies cardiovasculaires, autoconsommation, économie circulaire et bâtiment durable, les sujets ne manquent pas. Et les conférences non plus. Dans un climat de plus en plus anxiogène.
Greta Thunberg traverse l’Atlantique sous les quolibets. La forêt amazonienne brûle.
« De toute façon il est déjà trop tard » nous laisse entendre Yann Arthus Bertrand
Bref certains matins je me dis que je me vais me barrer sur une île déserte...qui prendra l’eau.
Alors hier soir j’ai décidé de prendre l’air ou plutôt de plonger dans les profondeurs.
Et j’ai atterri dans un espace de coworking vers République.
Je pousse la porte et soudain face à moi Jean Marc Barr.
Je vais être franche, je savais qu’il était là c’est même un peu pour cela que j’avais décidé de sortir de mes rendez-vous téléphoniques (les calls comme on dit dans le langage des initiés :)).
Le mythique Jacques Mayol du Grand Bleu 
Cela peut aider à retrouver un peu le moral. 

Il participait à un débat organisé par WeDemain et EPE, Entreprises pour l'environnement autour de cette question « Comment ne plus émettre de carbone en France à l’horizon 2050 ? » En fait c’est la question posée dans une étude ZEN 2050. ZEN pour Zéro Emission Nette réalisée par EPE et qui va faire l’objet d’un hors série de WeDemain. Je vous en dirai davantage un peu plus tard. Mais en résumé il s’agit de faire un pied de nez aux collapsologues et autres défaitistes pour dire que c’est encore possible d'envisager une France neutre en carbone en 2050. D’accord mais vous allez voir qu’il va falloir sacrément bouger.

Jean Marc Barr était donc présent pour représenter le point de vue des citoyens Disons-le, Jean Marc est beau mais ne semblait pas très réveillé ou peut-être un peu étonné d’être là.
En résumé il se définit comme un hédoniste (ouiii JM) qui regarde ce qui se passe un peu avec honte. En saluant les Gilets Jaunes et Extinction Rébellion au passage.
Pour finir par se dire « c’est peut-être mieux de vivre comme dans le bunker d’Hitler et attendre que ça passe ». Voilà qui est dit.
Il a réussi à nous faire sourire car il joue en ce moment un banquier dans une série, le président de la Deustch Bank.
« On peut jouer le diable » lance-t-il avec un sourire à damner tous les saints. 
Les banques n’ont d’ailleurs pas été à la fête ce soir là.
« Elles ne veulent pas sortir la rénovation énergétique du taux d’endettement des Français. Comment voulez-vous avancer ? »
La phrase est lancée par Ronan Dantec qui participait au débat pour représenter les politiques.


Et finalement contre toute attente c’est le sénateur de la Loire-Atlantique, Vice-Président de la commission aménagement des territoires et développement durable qui m’a séduite car il a eu un langage vrai.
Difficile ne pas faire un peu le dos rond quand on voit que les politiques publiques ne suivent pas.
Pour Ronan Dantec, « la Cop 21 a débouché sur un accord réel qui est un vrai succès de la diplomatie française.
Et  pourtant dans les 2 années qui ont suivi, les émissions de CO2 dans notre pays ont augmenté. 
Nous n’avons pas au niveau politique pris la mesure de l’effort nécessaire… »
«La France représente 1% des émissions mondiales, on peut se dire que c’est epsilon.  C’est en fait le socle de la crédibilité de l’accord de Paris. » 
Et Patatras les gilets jaunes.


« S’il n’y a pas un contrat social clair, certains Français regardent avant tout les prix à la pompe.
Le président Emmanuel Macron a un discours fort internationalement mais les politiques publiques ne sont pas à la hauteur des enjeux.
Pour preuve, ce rapport Zen 2050 qui montre que nous n’y sommes pas.
Il faut une fiscalité carbone mais qui soit redistributrice.
Car la fin du mois passe avant la fin du monde.
Nous sommes tétanisés par une orthodoxie financière et nous ne levons pas les verrous. »
L’étude menée par EPE affirme qu’atteindre la neutralité carbone en 2050 est possible mais « cela nécessite des changements sans précédent de nos modes de vie comme de nos usages des énergies et technologies pour réduire nos émissions »  
Pour reprendre le résumé « Certaines tendances sont déjà là comme la diminution de consommation de viande pour l’alimentation, d’autres doivent être modifiées : distance domicile-travail, modes de mobilité, isolation des logements, modes de consommation, effets rebond de l’efficacité énergétique. Il s’agit de massifier les modes de vie des consommateurs aujourd’hui les plus moteurs (20% de la population française), sans gommer la diversité des situations individuelles.

Selon les hypothèses de l’étude, la France pourrait doubler la capacité de ses puits de carbone jusqu’à absorber 100 MtCO2 eq(2) en 2050. Parallèlement, elle diminuerait ses émissions de 80%, soit 4% à 5% par an et diviserait par deux la consommation d’énergie finale pour parvenir ainsi à l’équilibre. L’ampleur de cette transformation est telle qu’elle nécessite des actions au sein de tous les secteurs de l’économie. Le secteur agricole pourrait diminuer de 50% ses émissions actuelles tandis que le secteur du bâtiment et celui du transport domestique atteindraient des réductions supérieures à 90% : les solutions techniques y sont disponibles. »

Ronan Dantec a la dent dure envers les collapsologues de tous poils « ils posent un diagnostic totalement faux et nous éloignent des efforts ».
Il est clair que garder espoir est toujours plus engageant. Jean-Marc Barr met aussitôt les pieds dans le plat: «J’ai envie de retrouver un autre rapport au monde qui peut questionner 500 ans de capitalisme ». Et finalement "une révolution, n’est ce pas aussi revenir au départ", ajoute-t-il.


Bref je suis sortie de cette soirée en me disant que certains y croyaient encore, que les politiques devaient quand même sacrément se bouger, les citoyens aussi, qu’il était quand même plus que temps de prendre les mesures nécessaires, que l’on soit collapsologue ou ultra-libéral, ultra-optimiste. Et que Jean-Marc Barr avait un super beau sourire. Que j’emporterai en souvenir sur mon île déserte…


vendredi 21 juin 2019

Engie feels good…


Il y a des journées qui sont de belles journées. Et je ne dis pas cela car le soleil nous a donné rendez-vous en ce premier jour de l’été. C’était aussi tout le concept de The Good Day d’Engie.

Un moment inspirant ce jeudi 20 juin en plein coeur du domaine de St Cloud. Qui n’est pas pour autant devenu un temple à la gloire de l’énergéticien. Pas question de présenter seulement les innovations d’Engie et de vanter ses mérites.

Comme l’a dit Isabelle Kocher directrice générale en introduction de l’événement : " Il y aussi des entreprises qui sont partenaires d’Engie ou pas. Des ONG avec lesquelles nous travaillons ou pas encore. Des scientifiques. Des représentants des jeunes générations, vous les verrez, ils sont assez vocaux. Des start-ups. Bref, énormément d’acteurs. Avec une grande diversité de nationalités, une grande diversité de backgrounds, une grande diversité d’âge."

Un espace entier Good Galaxy était donc dédié à des modèles inspirants comme la Fresque du Climat inventée par Cédric Ringenbach, atelier ludique, participatif et créatif sur le changement climatique. Vous pouvez bénéficier d’une initiation en 3 heures au fonctionnement du climat et aux conséquences de son dérèglement. Vive l’intelligence collective !


Vous pouviez dans le même temps « Meet my Mama » qui redonne le pouvoir aux femmes . Ce service traiteur né il y a deux ans valorise le talent des femmes réfugiées et issues de l’immigration. Vous pouviez aussi vous faire faire un petit bouquet à mettre à la boutonnière avec les Fleurs d’Ici. Ce site offre la possibilité, par abonnement, de recevoir chez soi des fleurs de jardin. On n'y trouve que des fleurs de saison, provenant de producteurs locaux. Ils sont une quinzaine à participer à l’aventure. Leur seul point commun : « tous ces acteurs sont des pionniers de la transition zéro-carbone. Tous sont en train de la faire » pour reprendre là encore les mots d’Isabelle Kocher. De quoi oublier nos fâcheuses tendances à la collapsologie.



Il y avait donc beaucoup à voir et à entendre dans ce foisonnement. J'ai décidé de zoomer sur une initiation développée au sein d'Engie (eh oui).
D'abord parce qu’elle est emblématique d’une volonté forte du groupe de valoriser l’intrapreunariat . Marianne Gallardo, project leader chez Engie biotechnologie and Green Chemistry en est un bon exemple. Elle collabore depuis 11 ans avec Engie et depuis quelques années œuvre au développement de BIOScyance. Son équipe et elle valorisent les biomolécules marines. Des biopolymères autrement dit des chaînes de sucres naturellement produits par des bactéries marines sont d’une efficacité redoutable pour traiter les eaux industrielles et urbaines. Là où elles passent, rien ne repousse. Enfin presque mais j’ai accentué le trait volontairement. Avec elles, finis l’eau de javel et autres produits chimiques.  Ces biomolécules ne nous sont pas inconnues, nous connaissions même leurs vertus depuis longtemps mais personne n’avait trouvé comment développer le processus de façon industrielle. C’est chose faite. 

2 brevets ont été déposés. Des tests ont été réalisés sur des sites pilotes. BIOScyance est désormais entré en couveuse pour être développé et proposé aux industriels. Les biopolymères sont produits naturellement par des bactéries marines. En prime Engie travaille avec une PME…bretonne (mon côté chauvin ressort) Polymaris Biotechnologie, expert en sélection et production industrielle de ces molécules..

Ce sera la première offre réellement « bio » sur le marché du traitement des eaux industrielles et urbaines. Engie garantit une performance et même un prix identique à ce que l’on connait actuellement sur le marché.

De quoi rêver à un autre monde.

Comme le dit Isabelle Kocher, « Il faut changer de jeu ! C’est vrai pour les entreprises aussi et tout particulièrement pour les entreprises de l’énergie. Engie, en tant qu’un des plus grands acteurs de l’énergie du monde, était aussi par construction un des plus gros émetteurs de CO2 du monde. Nous avions construit des centrales de production d’électricité dans 70 pays. Nous avons compris il y a quelques années que ce n’était pas le modèle d’avenir et d’ailleurs nos étions en décroissance.

Je m’en souviendrai toute ma vie, c’était au moment où je m’apprêtais à devenir directrice générale de ce groupe : - 14% de de croissance pour le groupe en 2015.  


Même quand vous êtes un grand groupe international : comment se projeter quand vous êtes en décroissance ? Nous avons alors décidé d’inverser le modèle. Notre premier métier, c’était de produire de l’énergie et d’être rémunéré pour ça. Nous sommes passés à un système où nous aidons les clients à consommer moins et nous sommes rémunérés pour ça.

Nous avons réaligné l’intérêt de l’entreprise avec l’intérêt général. »

Et c’est bien là tout l’enjeu de nos entreprises et de nous citoyens. Avoir une raison d’être




Il suffit, pourrais-je dire, de savoir répondre à 3 questions :

-Pourquoi travaille-t-on ?

-Comment le fait-on ?

-Que faisons-nous ?

Pas toujours si simple quand cela n’a pas toujours été dans l’ADN d’une entreprise. En même temps nous avons besoin de personnes engagées pour changer le monde. Et le chemin semble encore long à parcourir. Faut-il poursuivre sur la même voie ou tout casser? Il y a des jours où je ne sais plus. Ce Good Day me rendrait presque philosophe.

Avec l’envie de citer Etty Hillesum, grande figure de la spiritualité contemporaine, morte à Auschwitz en 1943. Elle écrivait : « Je ne crois pas que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur que nous n’ayons d’abord corrigé en nous. » Méditons, mes chers amis…